‘Parfaite,’ a one-act play about a less-than-perfect mother-son relationship…

Pierre Francois Garel

Pierre Francois Garel (Jack)

Fanny Cottencon

Fanny Cottencon (Claire)

Parfaite (Perfect) is my first play, written in French for Le Paris des Femmes, a festival created by three women – Michele Fitoussi, Veronique Olmi et Anne Rotenberg  – to promote women’s writing in French theatre. (Apparently 85% or French plays are still written by men).

Stéphane Engelberg, director of the Theatre des Mathurins in Paris, offers up his theatre for three nights in a row every January for a performed reading of the nine, new plays that have been selected.

Designed to be a short, sharp shock, Parfaite, tackles the cruel mechanism that the family can be.

Michele Fitoussi, Veronique Olmi, Anne Rotenberg

I had an enormous amount of help and encouragement for these three wonderful women, each gifted artists in their own right. Next year in January 2016, Le Paris de Femmes will, with Director open the doors of the Theatre des Mathurins to 9 more female authors, some established, some untried, in order to promote women writers in an industry that is still 85% male.

To see my words read out, felt and experienced by three actors of the calibre of the people who were chosen for Parfaite, was a powerful experience as well as a lesson in detachment.

Gaite Montparnasse 1

Below is an interview (in French) with Jean-François Bensahel, director of DSO-Interactive, one of the two companies (with Durance) that sponsored Le Paris des Femmes this year.

Jean-François Bensahel, PDG du groupe DSO-Interactive à Lucy Wadham, auteure et lauréate du prix Theatre, DSO.

Lucy, pouvez-vous vous présenter brièvement ?
Romancière avant tout, je travaille aussi comme journaliste en France pour la presse britannique depuis 28 ans. Je suis la quatrième enfant d’une fratrie de 6 personnalités fortes. L’écriture m’a donc servie, depuis mon enfance, d’armure ou de refuge. Même lorsque j’écris un polar qui demande une trame haletante, ce sont les liens familiaux qui m’intéressent avant tout.

Quelle est la vision d’une British sur la France d’aujourd’hui ou sur la culture en France ?
Ce qui me frappe sur la France d’aujourd’hui, c’est la peur. La peur surtout, je pense, de la mondialisation et de ce qui la caractérise (révolution numérique, immigration, brassage ethnique et culturel). Il y a en revanche beaucoup de Français qui accueillent cette évolution à bras ouverts, comme une délivrance de la stagnation culturelle. J’ai remarqué que cette crispation identitaire se trouve surtout chez les gens de mon âge et au-dessus – les baby-boomers et les soixante-huitards qui ont du mal à passer la main. Pourtant cette ‘génération Erasmus’ qui vient derrière nous est beaucoup mieux équipée pour trouver des solutions intelligentes et imaginatives à nos problèmes.

Vous avez écrit So French, l’amour vache d’une Anglaise pour la France. Avez-vous une anecdote à nous raconter sur une différence culturelle majeure qui vous a marquée en arrivant en France ?
Ce qui m’a marqué le plus au début était le coté ‘old school’ des relations hommes-femmes, mais surtout le manque de solidarité féminine. Les femmes françaises me paraissaient à cette époque enfermées dans une compétition sexuelle très fatigante. Pas intéressées par l’amitié, elles me snobaient dans les soirées et quand j’essayais d’engager la conversation, elles jetaient constamment un oeil par-dessus mon épaule, regardant les hommes défiler derrière moi comme on regarde s’écrouler une montagne d’espoirs érotiques. Souvent le soir en rentrant je pleurais dans les bras de mon mari. Tout ça est fini – ou bien parce que les Parisiennes ont changé ou bien parce que je ne représente plus de menace pour elles.

Interview croisée JF Bensahel/Lucy Wadham

Parfaite est votre première pièce de théâtre. Dans quelle mesure cela diffère de l’écriture de romans ?
Ca prend moins longtemps ! Et puis son immédiateté demande une grande rigueur et une économie d’expression que j’ai trouvées très excitantes. J’avais hâte de recommencer, alors je suis en train d’en
écrire une autre.

A votre avis, que peut apporter un Festival comme le Paris des Femmes ?
Personnellement, je crois beaucoup à ce genre d’initiative. Dans un contexte aussi désastreux pour les femmes écrivains que le milieu théâtral français, j’estime que l’on peut justifier un petit coup de pouce.
La crispation dont j’ai parlé plus haut autour de l’identité française s’applique également au modèle patriarcal qui est encore bien ancré en France.

Comment s’est passée la rencontre avec Michèle Fitoussi ?
Très bien, dès le départ. (Michèle n’a jamais fait partie de ces Parisiennes qui m’ont fait pleurer.) En dehors de son intelligence pétillante, Michèle a une énorme générosité d’esprit. En m’offrant cette chance d’essayer le théâtre pour la première fois, alors qu’elle savait que je n’avais jamais écrit en langue française, elle a pris un gros risque.

Parlez-nous de votre pièce en quelques mots.
Parfaite est une pièce dont le thème, la relation mère-fils, me trottait dans la tète depuis des années sans trouver d’issu, ni dans un roman, ni dans une nouvelle. Quand Michèle, Anne et Véronique m’ont
proposé cette aventure, j’ai su que mon moment était venu. Claire est une mère ‘parfaite’ – intelligente, sensible et cultivée. Son fils Ulysse est ‘un enfant à problèmes’ qui perd pied à l’adolescence et tombe dans la drogue. Suite à une bouffée délirante, il est hospitalisé et mis sous médicaments. Un jour il disparaît, rompant avec sa famille. La pièce commence au moment où il se réunit avec sa mère après 7 ans de rupture. Retrouvailles tendres qui se transforment en règlements de comptes affectifs.

Comment votre pièce s’inscrit-elle dans le thème « le Meilleur des Mondes » ?
Le Meilleur des Mondes m’a donné l’idée de situer la pièce en Lozère dans une communauté Ecoresponsable.
Loin de l’univers bourgeois parisien de son enfance, Ulysse – aujourd’hui appelé Jack – vit avec sa copine écossaise très proche de la nature. Il espère non seulement se reconstruire mais se réinventer à travers cette nouvelle vie ; spectacle insupportable pour Claire qui estime que son fils est dans le fantasme et le déni.

Que représente pour vous l’entreprise citoyenne ?
Je dois avouer que j’étais obligée de regarder la définition d’entreprise citoyenne sur Wikipédia. S’il s’agit de la prise en compte par la direction d’une entreprise de « l’intérêt de la société (au sens large) et de l’humanité au même niveau que son intérêt propre », je suis entièrement d’accord. J’ai remarqué, en passant, que la traduction anglaise pour entreprise citoyenne est « corporatif social responsabilité » ce qui relève d’un défi beaucoup moins ambitieux et moins glorieux.

Que représente pour vous l’attribution du Prix DSO Interactive ?
Ce prix représente une chance immense pour des écrivains comme moi parce qu’il donne confiance. C’est quand j’ai appris l’avoir gagnée que je me suis mise à écrire une autre pièce, qui s’appelle Départs. Sans quoi, ce n’est pas sûr que j’aurais osé.

En quoi l’entreprise peut-elle faire le lien avec l’art et la culture ? Est-ce vraiment utile ?
Je pense que c’est aux employés de DSO de répondre à cette question à l’issu de cette expérience DSO
– Paris des Femmes, qui pour moi a été merveilleuse.

3 thoughts on “‘Parfaite,’ a one-act play about a less-than-perfect mother-son relationship…

  1. So much energy, Lucy – you leave me gasping in admiration but then you were always a bit of a swot, I should imagine.

  2. Coucou Lucy…. Jonathan here. I cannot find your email… might you drop me a line (you’ll see my address) as I wish to share something with you. Grosses bisous….

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